Comme pressenti, Ferrari alignera à Monza une version évoluée de son unité de puissance, rendue possible par le mécanisme de l'ADUO. Frédéric Vasseur confirme cette mise à jour à deux jours du coup d'envoi, dans un week-end à forte charge symbolique pour la Scuderia.
L'information circulait depuis plusieurs jours, elle est désormais officielle. Ferrari disposera bien d'un nouveau moteur pour le Grand Prix d'Italie, grâce au dispositif de l'ADUO, ces fameuses opportunités supplémentaires de développement et de mise à niveau introduites cette saison pour accompagner la nouvelle réglementation moteur. Ce mécanisme permet aux motoristes dont la partie thermique accuse un retard significatif sur la référence du plateau, en l'occurrence le V6 Red Bull Ford, de bénéficier d'évolutions additionnelles par rapport à la concurrence, sans que celles-ci se limitent d'ailleurs strictement au seul bloc thermique.
Sur les deux premières périodes d'évaluation de l'ADUO, Ferrari se situe dans la fourchette des motoristes accusant plus de 4 % de déficit de puissance face à Red Bull, une position qui lui ouvre droit à deux améliorations supplémentaires sur l'ensemble des saisons 2026 et 2027. La Scuderia avait déjà fait usage d'une première évolution dès le Grand Prix d'Autriche, après la première évaluation réalisée par la FIA à l'issue du Grand Prix du Canada. Monza marquera donc l'introduction d'une nouvelle itération de cette unité de puissance.
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C'est Frédéric Vasseur lui-même qui a confirmé dans des propos relayés par Motorsport.com cette évolution technique, à deux jours de l'ouverture du week-end italien. Le directeur de Ferrari a présenté ce nouveau moteur comme un pas dans la bonne direction, tout en rappelant que la philosophie de développement de cette saison repose avant tout sur l'accumulation de gains marginaux plutôt que sur des sauts de performance spectaculaires.
Au-delà de l'aspect purement technique, Vasseur n'a pas manqué de souligner la dimension particulière que revêt toujours ce rendez-vous pour la Scuderia. Courir devant son public transalpin procure selon lui une énergie particulière à l'ensemble de l'équipe, une émotion renforcée cette année par l'hommage rendu à Michael Schumacher et à l'héritage qu'il a laissé au sein de l'entreprise. Le dirigeant français insiste sur des valeurs qu'il juge toujours d'actualité chez Ferrari : la recherche constante de progrès, l'attention portée aux moindres détails et une foi profonde dans le travail collectif, autant d'éléments hérités directement de l'ère Schumacher.
Sur le plan strictement sportif, Vasseur reste toutefois prudent quant aux ambitions de son équipe à Monza. Il rappelle que le tracé lombard reste un circuit exigeant, disputé au sein d'un peloton extrêmement compétitif, ce qui impose à Ferrari de soigner chaque aspect du week-end dès la première séance d'essais libres du vendredi. Le directeur de la Scuderia espère que la ferveur du public local pourra constituer un supplément de motivation pour l'ensemble de l'équipe, avec l'ambition de offrir aux tifosi un week-end à la hauteur de leurs attentes.
Cette évolution moteur ne concerne d'ailleurs pas Ferrari seule. Le même mécanisme de l'ADUO place également Mercedes dans une fenêtre de déficit comprise entre 2 et 4 % par rapport au moteur thermique de Red Bull, tandis qu'Audi et Honda se retrouvent dans la même zone que la Scuderia italienne, avec plus de 4 % de retard. Une hiérarchie qui illustre bien l'ampleur de l'écart technique encore à combler face à la référence actuelle du plateau, et qui explique pourquoi ces évolutions supplémentaires, aussi marginales soient-elles individuellement, revêtent une importance stratégique pour plusieurs motoristes engagés dans cette nouvelle ère réglementaire.
Reste désormais à savoir si ce nouveau bloc thermique permettra concrètement à Ferrari de gagner quelques dixièmes précieux sur les longues lignes droites de Monza, un circuit où la puissance pure pèse traditionnellement plus lourd qu'ailleurs dans la performance globale d'une monoplace.