Les fans de Formule 1 attendent certainement avec impatience de découvrir le Madring, le week-end du 11 au 13 septembre 2026. Ce nouveau circuit construit à une vingtaine de minutes du centre de Madrid, la capitale espagnole, fait pourtant toujours débat. À quelques jours du Grand Prix d’Espagne, et alors que de premiers tests ont été effectués sur la piste, plusieurs riverains, voisins de la piste, se mobilisent pour faire mourir ces courses de vitesse automobiles dans l’œuf, rapporte The Guardian.
Les opposants au Madring ont formé la plateforme Stop Formula 1 Madrid il y a un an déjà. Mais l’imminence du premier Grand Prix les pousse à crier plus fort pour se faire entendre. Le bruit est, d’ailleurs, l’un des premiers éléments mis en avant par les opposants. Les premiers tests, en Formule 3, effectués récemment ont atteint des bruits moyens de 102,7 décibels. Le bruit maximal autorisé dans les zones résidentielles comme celle qui entoure le Madring est de 55 décibels.
Les riverains subissent depuis plusieurs mois les effets de la construction de ce circuit de 5,4 km de long qui a coûté 83 millions d’euros. Pendant les travaux, puis pendant les tests, certains habitants ont dû quitter leur logement, gênés par le bruit et la poussière. "Nous avons parlé avec des parents d’enfants autistes qui ont dû quitter la zone à cause de la détresse que cela cause", raconte Antonio Ibáñez, porte-parole de Stop Formula 1 Madrid.
Les autorités madrilènes assurent que des mesures complémentaires vont être mises en place avant le Grand Prix d’Espagne. Borja Carabante, délégué à l’aménagement urbain, parle notamment de panneaux acoustiques. Mais il appelle aussi les habitants à se réjouir de la présence du circuit dans leur ville : "Ça permet de placer Madrid sur la carte." Pour Jorge Rodrigo, ministre régional des transports et des infrastructures, "cela vaut bien un sacrifice… vu la profitabilité de cet événement pour la région et la ville de Madrid".
Les riverains et leurs soutiens n’en démordent pas : le Madring, ils n’en veulent pas. Les groupes de protection de l’environnement fustigent la création d’une telle arène dans une ville frappée chaque année par de fortes chaleurs. Plus de 700 arbres auraient été abattus ou déplacés et un marais qui abritait des amphibiens détruit pour pouvoir ériger le circuit.
Cette incohérence environnementale vient s’ajouter aux arguments des détracteurs du Madring. Les porte-paroles de l’enceinte, eux, assurent que "protéger le bien-être des résidents et réduire l’impact environnemental sont des priorités pour les organisateurs du Grand Prix".
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2026-09-02T04:43:03Z